Journée Portes Ouvertes - BA 113 Saint-Dizier

Pour tout amateur d’aviation ou photographe, les journées portes ouvertes d’une base aérienne sont des rendez-vous cochés sur le calendrier. Quand il s’agit de la BA 113 de Saint-Dizier maison mère des Rafale de la 4e Escadre de Chasse, l’événement prend une dimension toute particulière.

Quatre jours, entre le vendredi des répétitions et les départs du lundi, nous avons vécu l’évènement de l’intérieur comme de l’extérieur.

Vendredi : Le calme avant la tempête au seuil de piste

Avant la grande affluence du week-end, le meilleur spot reste incontournable : le seuil de piste. C’est le moment idéal pour observer les arrivées des appareils et caler les premiers réglages en toute tranquillité.

Les machines se posent au compte-gouttes. Les répétitions en extérieur permettent de s’imprégner des trajectoires et de goûter à cette ambiance si particulière où le vrombissement des réacteurs fait trembler le sol : le week-end s’annonce intense !

Samedi : Grand beau temps et show intense 

Le samedi, place au grand show. Dès l’ouverture, le public découvre un plateau impressionnant. La fibre européenne est à l’honneur avec une belle diversité d’appareils étrangers : des Tornado allemands et italiens, ou encore le M-346 italien. Évidemment, la patte française est bien ancrée avec une belle mise en valeur des forces tricolores, du Rafale aux Mirage 2000.

 

L’occasion idéal pour admirer la démonstration tactique de 5 Rafale de la 4ème escadre de chasse jouant a domicile. 5 avions avec des configurations toutes plus folles les unes des autres. Du SCALP, de la GBU-49, de l’AASM, du MICA… Bref ! De quoi ajouter de belles images à nos collections ! 

Côté ciel, la météo est tout simplement idéale. Un grand soleil généreux baigne la base, offrant une luminosité parfaite pour les photographes. Les démonstrations s’enchaînent sans temps mort jusqu’à 18h sonnantes. Enchaînements serrés, figures millimétrées, post-combustion qui plaque les spectateurs au sol : le spectacle remplit toutes ses promesses.

Dimanche : Quand la condensation est de la partie

Pour le dimanche, avec Enzo, on décide de casser la routine. Plutôt que de replonger dans l’enceinte du meeting, direction l’extérieur de la base. L’objectif ? Chercher des angles de vue différents, des perspectives inédites et s’éloigner pour marquer la différence.

Mais le ciel en décide autrement. La journée est un temps menacée, puis lâchée par une pluie un peu capricieuse qui vient bousculer le programme. Conséquence : une interruption temporaire des vols au moment où tout le monde attendait la vedette incontestée du meeting, le F-16 Solo Türk.

Patience, le jeu en valait la chandelle. Une fois l’averse passée, la météo se radoucit et offre un cadeau : l’humidité ambiante combinée aux évolutions brutales génère des effets de condensation spectaculaires sur les machines. Lorsque le F-16 turc entre en scène, suivi de près par le capitaine « Rocky », pilote du Rafale Solo Display 2026, l’atmosphère devient magique. Des traînées de vapeur sur les ailes, des voiles d’humidité qui explosent dans les virages serrés… Des images d’une rare intensité !

Pour clôturer cette journée, le capitaine « Mimouss » a prit les commandes de son Rafale B pour une démonstration au couché du soleil offrant des images uniques !

Lundi : Le final

Un meeting ne s’arrête pas vraiment quand le dernier show se termine. Le lundi, c’est le jour des départs, et c’est souvent un spectacle à part entière. Moins de pression, à nouveau au seuil de piste pour les décollages, et surtout… du grand spectacle !

Les départs s’enchaînent avec des passages bas tout simplement hallucinants. Les Tornado claquent la post-combustion, suivis par un ballet de Mirage 2000, sans oublier la silhouette imposante de l’A400M.

Quatre jours sur la BA 113, c’est l’assurance d’en prendre plein les yeux. Entre la rigueur des répétitions du vendredi, l’efficacité du grand show samedi, les surprises esthétiques de la météo, et l’exclusivité des départs du lundi, ce déplacement confirme une règle d’or de la photo d’aviation : les plus belles images se construisent en changeant de point de vue, et laissent toujours une place belle aux imprévus !